50 ans des premiers essais du TGV, retour sur son histoire

ⒸWikipédia

Le 20 mars 1972 a lieu, le premier essai du TGV 001. 50 ans plus tard, c’est un succès commercial français qui s’exporte à l’international. Alors que des polémiques éclatent sur le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, revenons sur l’histoire de ce train.

Nous sommes dans les Trente Glorieuses, la voiture est reine avec les autoroutes qui viennent d’être construites, l’aviation est en plein développement avec le Concorde qui permet de relier Paris à New York en 3h30. Le réseau ferroviaire français est à la peine. La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) décide donc de développer un train à grande vitesse (TGV) pour rivaliser avec l’automobile. C’est ainsi que débute en 1972, les premiers essais du TGV. Après plusieurs essais en Alsace où les 240 km/h sont atteints, d’autres sont effectués sur la ligne Bordeaux-Bayonne à travers les Landes, où le record de vitesse avait été atteint en 1955 (330 km/h). Le record de vitesse pour un train automoteur est atteint le 8 décembre 1972 avec 318 km/h. Devant ce succès, le TGV reçoit le soutien de l’État pour son développement. Le choc pétrolier de 1974, favorise le choix d’utiliser des turbines électriques pour propulser le train, et renforce le TGV face à l’avion. Un train à grande vitesse existait déjà au Japon depuis les années 1960, grâce au TGV la France entre dans la course à la vitesse.

Records de vitesse et succès commercial

En 1981, la première ligne à grande vitesse (LGV) commerciale est ouverte entre Paris et Lyon. Grâce au temps de parcours réduit par la LGV, le TGV est un véritable succès commercial pour la SNCF. Le 26 février 1981, il atteint un nouveau record de vitesse à 380 km/h. Le 12 décembre 1988, nouveau record de vitesse avec 408, 4 km/h dans le but de battre les Allemands qui eux avaient fait rouler un train à 406, 9 km/h. La SNCF battra continûment son record de vitesse jusqu’à obtenir le record du monde de vitesse sur rail le 3 avril 2007 en atteignant la vitesse de 574,8 km/h. Toutefois, pour établir ces records de vitesse, le TGV nécessite la construction de LGV, dont la construction s’est étendue entre Paris et les grandes villes françaises. La dernière en date, la LGV Atlantique (Bordeaux – Paris) a été inaugurée le 2 juillet 2017, elle permet de relier Bordeaux à Paris en seulement 2h04. Devant ce succès commercial, le constructeur Alstom a pu l’exporter à travers le monde notamment en Espagne avec le service d’Alta velocidad española (ndlr : haute vitesse espagnole). Le TGV est ainsi un symbole de la réussite industrielle française, issu des Trente Glorieuses comme le Concorde, le nucléaire, Airbus ou encore Ariane.

Polémiques sur l’extension du réseau de LGV

Aujourd’hui, la France compte 2735 kilomètres de LGV en service, ce qui en fait le 4e plus grand réseau de LGV du monde. Il est désormais question du prolongement de la LGV de Bordeaux à Toulouse et de Bordeaux à Dax. Une partie doit être financée par les collectivités locales. Or des collectivités locales de Nouvelle-Aquitaine s’y opposent. Ainsi le Lot-et-Garonne a refusé de voter le financement de la LGV. Mais c’est aussi une opposition politique. Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, s’est opposé au financement de la LGV, dénonçant un “projet inutile”. Outre Bordeaux, la Gironde a aussi refusé de voter le financement de la LGV, à l’inverse des Landes, favorables au financement de la LGV. Face à cette situation, la Nouvelle-Aquitaine a comblé le refus de ces collectivités en mettant 225 millions d’euros sur la table. Le projet devrait donc bien être lancé malgré les oppositions.

Par Diego PULIDO

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s