JO Pékin 2022 : Une organisation au coeur de l’incertitude

© La Grande Muraille enneigée : symbole des Jeux Olympiques d’Hiver de Pékin 2022

Juillet 2015, Kuala Lumpur (Malaisie) : C’est dans la capitale de la Malaisie que Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), annonce la victoire de Pékin pour l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2022, le 31 juillet 2015. 

Mars 2021, Pékin, Yanqing, Zhangjiakou (Chine)

À moins d’un an de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver, prévue le 4 février 2022, Pékin se prépare doucement mais sûrement à accueillir l’évènement.

Ce ne sont pas moins de quinze disciplines et sept sports qui seront à l’honneur ; biathlon, bobsleigh (dont le skeleton), curling, hockey sur glace, luge, patinage (dont le patinage artistique, le short-track et le patinage de vitesse) et ski (dont le ski alpin, le ski de fond, le ski acrobatique, le combiné nordique, le saut à ski et le snowboard). Aussi, 109 jeux de médailles à décerner et l’occasion de consacrer de nouvelles disciplines avec notamment le premier monobob féminin olympique. 

Les vedettes de Pékin 2022 à ne pas manquer 

Les espoirs de la Chine reposent sur la skieuse acrobatique, Gu Ailing Eileen (triple vainqueur de la Coupe du Monde FIS de Freeski et championne des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne à tout juste 17 ans) ainsi que sur le champion olympique et recordman du monde du 500m, Wu Dajing. 

Johannes Thingnes Boe (Norvège) tentera de récupérer le titre du célèbre français, Martin Fourcade, quintuple champion olympique. 

Hanyu Yuzura représentera le Japon et défiera l’américain Nathan Chen dans l’une des disciplines les plus attendues dans le monde entier : le patinage artistique. 

Devenir une « puissance sportive mondiale »

Si l’événement octroie à Pékin l’opportunité d’un développement économique régional inédit, l’objectif de cette dernière est d’abord de faire de la Chine « une puissance sportive mondiale » en 2035. 

Xi Jinping a été absolu. Les Jeux Olympiques de Beijing seront « verts, inclusifs, ouverts et propres » et « aussi purs et propres que la neige et la glace », une métaphore audacieuse quand ces dernières sont artificielles.

Dans une autre mesure, les JO de Pékin deviendront les JO d’hiver les plus égalitaires que l’histoire olympique n’a jamais connus. 

L’ombre de la Covid-19

Derrière ces grandes ambitions, les conditions sanitaires dues à la Covid-19 pèsent sur l’organisation des JO de Pékin. 

À présent, les conditions d’entrée dans l’Empire du Milieu se durcissent. Le franchissement du sol est soumis à des périodes de quarantaine. 

Par conséquent, avouer qu’il serait difficile d’imposer aux athlètes de telles conditions sanitaires n’est qu’un doux euphémisme.

« Les Jeux de la Honte »

Si à Kuala Lumpur, les atteintes aux droits de l’Homme commises par la Chine n’ont pas joué en défaveur de Pékin, la tendance semble s’être inversée.

Une trentaine d’élus et d’associations ont appelé le CIO à délocaliser les JO 2022 notamment en raison du traitement réservé aux musulmans ouïghours par la Chine, dans une lettre intitulée « Les Jeux de la Honte » faisant grandement référence aux JO de Berlin de 1936. 

Le dilemme actuel semble être le suivant : boycotter les JO de Pékin ou alors profiter de l’occasion pour, in fine, exercer une pression sur les autorités chinoises ? 

Par Louise GOURMAUD

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