Brexit : quand un problème prend le large, d’autres apparaissent

©LaTribune

Le Royaume Uni officiellement hors de l’Europe économique en ce début d’année 2021 subit les conséquences d’un accord tardif.

Le divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni n’est pas nouveau. Depuis les résultats du référendum de 2016, les deux parties peinent à trouver un arrangement convenable. Mais cette fois, ça y est, le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne le 1er Janvier 2021. Pour autant, la situation ne fait que s’aggraver, les dures retombées de l’accord passé se mettent en œuvre, et la crise économique que le monde subit à cause du Coronavirus n’arrange rien.

Des centaines de milliards d’euros déjà délocalisés de la City à la Défense.                                                 

Les chiffres sont sans équivoque. Les grands groupes financiers et autres entreprises ont d’ores et déjà basculé leurs capitaux et de nombreux emplois de Londres à la capitale française. En réalité, c’était un des effets tant attendu du Brexit, mais l’ampleur est au-delà des projections effectuées. Le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a annoncé lors de ses vœux à la presse pour la nouvelle année que « malgré la pandémie, près de 2500 emplois ont été transférés et une cinquantaine d’entités britanniques autorisées pour au moins 170 milliards d’euros d’actifs relocalisés en France fin 2020 ».

Eurostar au bord de la faillite 

La filiale britannique de la SNCF, en grande difficulté à cause de la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, pourra être sauvée. La pandémie a réduit le trafic à presque rien, à peine un train par jour, rempli seulement 20% de sa capacité, circule en ces temps sombres.

La société exploitante, Eurostar, voit son chiffre d’affaires divisé par 20 entre Avril et Octobre 2020 puisqu’elle ne peut compter que sur sa trésorerie, qui ne saurait la contenter que jusqu’en Mai 2021. London First, lobby de l’industrie britannique, rejoint la direction de l’entreprise londonienne afin de solliciter le Gouvernement britannique.

Pêche en eaux troubles 

Ce Brexit est source de bien des soucis. La pêche ne passe malheureusement pas entre les mailles du filet [vous l’avez ? :D].

Quand, à Londres, les pêcheurs écossais manifestent, frustrés de la « paperasse » à remplir depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les pêcheurs français se sentent soulagés par l’issue du consensus. Les quotas négociés entre le Royaume-Uni et l’Union européenne conviennent à la filiale de pêche française, qui prévoit que les 27 États membres renoncent petit à petit à 25% de leurs prises dans les eaux britanniques.

Outre-Manche, le constat est moins réjouissant. Boris Johnson avait promis la souveraineté britannique dans leurs eaux territoriales, terrible désillusion pour les pêcheurs anglais qui se sentent déçus et trahis.

Par P. BESSAC

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