C’ À VOUS : Covid-19, études, angoisse ; le trio infernal

©Egora

Après une rentrée masquée, divisée mais pleine d’espoir, le couperet est tombé. Depuis le 30 octobre dernier, les étudiants subissent un nouveau confinement. De la Licence au Master, de l’université à l’école, de Bordeaux à Paris, nous sommes venus vers vous avec la question suivante : « La Covid-19 constitue-t-elle une source d’angoisse dans ton rapport avec les études ? » De l’angoisse chronique à l’optimisme sur la situation, nous avons recueilli vos témoignages.

Victor, étudiant à la Faculté de droit de Bordeaux, en deuxième année de Licence : « Oui, clairement. Les études sont déjà parfois stressantes en temps normal, alors en ce moment, c’est sûr que la situation liée à la Covid augmente considérablement mon angoisse. J’ai l’impression de me demander tous les jours si je suis fait pour continuer les études, si j’ai réellement le niveau, et bien que la majorité des professeurs fait le maximum pour assurer le suivi à distance, ce n’est vraiment pas facile de s’accrocher. Un second semestre à distance serait dramatique pour l’université et les étudiants. »

Jérôme, étudiant à l’Institut supérieur d’optique (ISO), en Licence professionnelle : « Je ne suis pas angoissé. Les cours en visioconférence sont bien gérés et je trouve même moins pesant de suivre les cours chez soi plutôt que de passer une journée devant un tableau dans une salle de classe. »

Louis, étudiant à la Faculté de médecine de Bordeaux, en troisième année de pharmacie : « La Covid-19 constitue une source d’angoisse non-négligeable pendant nos études car tout au long de notre semestre nous ne connaissions pas les modalités de nos examens, ni si les facs allaient rester ouvertes. En plus de cela, il était même impossible de se relâcher en sortant ou en faisant du sport. »

Camille, étudiante à l’école d’hôtellerie de luxe Vatel, en deuxième année : « La  Covid-19 peut être une source d’angoisse pour les stages que l’on a à faire, notamment à l’étranger. La peur pourrait être que dans le futur cela dure et qu’on ne puisse pas partir à l’étranger pour continuer nos études. Cela peut constituer une angoisse surtout qu’on avait déjà des projets pour plus tard et au final, ils ne pourront peut-être pas se réaliser. »

Ernest, étudiant à l’Université Paris-Dauphine, en Master 1 : « C’est mitigé. Oui car on a beaucoup moins de relations entre les professeurs et les élèves, et ce  notamment lorsque l’on a une petite promo, on ne peut pas en profiter. Aussi, il y a une remise en question sur les objectifs que l’on s’était fixés, cette période sème un peu le trouble. On n’a plus le même rapport aux ambitions qu’on avait il y a un an ou alors même au début de l’année. Mais, dans mon cas, cela peut être relativisé. En alternance, j’ai la permission de venir trois fois par semaine sur mon lieu de travail ; cela me permet de sortir la tête de l’eau et ainsi, me concentrer sur les objectifs que je me suis fixé en début d’année. »

Propos recueillis par L. GOURMAUD

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