Wejdene, star des collégiennes

©Capture d’écran YouTube. La chanteuse Wejdene dans son clip « Anissa », sorti en mai 2020.

Une ascension fulgurante en cinq mois et déjà un premier album, intitulé 16, sorti en septembre 2020.

De TikTok au disque de platine 

En avril, elle poste un défi sur TikTok, accompagné de sa chanson « Anissa » qui, en quelques semaines, devient un tube et passe en boucle dans les cours d’école et sur les réseaux sociaux. Le mois suivant, son clip, qui suit la mouvance actuelle ; soit une « nana » en jogging, perruque, faux ongles dans un décor de luxe, avec des passages scénarisés humoristiques, est réalisé et mis en ligne. Rapidement propulsée dans l’univers professionnel de la musique, elle déclare avoir arrêté ses études. Après ses millions de vues sur Youtube et pour se consacrer pleinement à sa popularité naissante, elle signe avec Caroline Records, qui se trouve être le même label qu’Alpha Wann, nouvelle perle du rap français. A ce moment elle n’a que trois titres ; son fameux « Anissa », certifié disque de platine en août, « J’peux dead » et « Trahison ». Afin que sa notoriété ne soit pas éphémère, elle s’empresse, avec son label, de sortir « Coco », simple recyclage de « Anissa » ; de quoi faire patienter ses fans pendant un mois, puisqu’en septembre sort déjà son premier album à douze titres.

16 : moi je, des histoires de cœur et du fric 

Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une star des réseaux, une gamine qui s’éclate, et non d’une poétesse des temps modernes. Nul besoin de s’attarder sur la critique de sa grammaire hasardeuse. Sa musique se veut amusante et entraînante, « commerciale » dirait-on ; douze titres en un été. Son album se résume en quelques mots : des ruptures, des trahisons, du luxe, de l’ego, de la fierté féminine exacerbée sur fond d’auto-tune et de sons répétitifs. Elle s’inscrit clairement dans la tendance pop urbaine/R&B féminine dans laquelle on retrouve Aya Nakamura et Imen Es. 

Wejdene, avec son visage d’ange, semble être le cliché de la petite starlette sympathique, princesse de banlieue, qui rêve d’argent et dont la première source de préoccupation est la gente masculine. Au moins, elle fait danser. 

Et pour relativiser, malgré ce thème récurrent de coucheries, elle ne tombe pas dans l’extrême vulgarité. Un fait rassurant lorsque l’on sait qu’elle est inévitablement écoutée par tous les (très) jeunes, parfois en boucle, à une époque où des rappeurs adulés par des petits et grands ne cessent de faire dans le trash. Finalement, elle a de quoi prospérer.

Pas prête de hors de notre vue ? 

Non, Wejdene n’était pas qu’une ambianceuse d’été, préparez vous, car 16 n’est certainement pas son seul projet. Dans une story Instagram, elle est apparue très proche aux côtés d’Aya Nakamura, celle à qui on reprochait déjà de « massacrer » la langue française. La rumeur court que la reine de la pop urbaine actuelle et sa protégée, à qui elle a, d’une certaine manière, ouvert la voie, prépareraient un feat. Les collégiennes (et autres) n’ont qu’à bien se tenir.

Par L. PUIGSERVER

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