À la vie, à la mer : l’engagement artistique

©LeCahier

Problématique d’échelle mondiale, la protection de l’environnement n’a jamais été aussi présente au sein des consciences. Quand chacun s’engage à son échelle, nous sommes allés à la rencontre de Mathilde Piraube réalisatrice et déterminée dans ce combat qu’elle mène au travers de son projet cinématographique À la vie, à la mer, avec son amie Paola Simonnet. 

Salut Mathilde, peux-tu nous parler de ton projet ?

MP : Salut ! Ce film traite d’un sujet auquel je suis particulièrement sensible : la protection des océans. Il raconte l’histoire de Charlie, une fille originaire de la côte atlantique qui constate impuissante, la dégradation de son lieu de vie. Les changements climatiques drastiques et ses efforts démesurés contre les climato-sceptiques vont progressivement influer sur les relations avec son entourage. Il s’agit de comprendre à quel point notre génération lutte face à cette situation.

Comment es-tu parvenue à concrétiser cette sensibilité pour l’environnement en un court-métrage ?

MP : Il est né de la collaboration entre une amie et partenaire artistique Paola Simmonet et moi-même. Nous souhaitions réunir nos domaines d’études – graphisme pour Paola et art dramatique pour Mathilde – au service de la défense de l’environnement. Nous avons commencé cette aventure en février 2019, le tournage a duré treize jours répartis entre les mois d’octobre 2019 et de janvier 2020 sur la commune de Soulac sur mer et de Bordeaux. Après avoir écrit le scénario ensemble, nous avons rassemblé une équipe technique sensible aux valeurs que nous voulions transmettre. Le Département de la Gironde et une cagnotte en ligne nous ont permis de financer ce projet.

À quels supports et médias est-il destiné ?

MP : Le film sera visible lors de soirées projections à Soulac et Bordeaux dès septembre prochain ainsi que sur internet après être passé en festival.

Ce message que tu souhaites transmettre traduirait-il une forme d’optimisme quant à ta perception de l’évolution climatique ?

MP : Malheureusement, je suis plutôt pessimiste et je ne pense pas que l’évolution ira dans le bon sens. Cependant, je suis convaincue de l’impact bénéfique de nos actions et de l’importance de changer nos habitudes de vie pour réduire au maximum notre empreinte sur la Nature. Il est nécessaire que les gouvernements comprennent l’enjeu et réalisent des réformes beaucoup plus rapidement et à plus grande échelle.

Tu prévois d’autres projets en lien avec la protection de l’environnement ?

MP : Après le Cours Florent, j’espère pouvoir faire grandir mon association À la vie à la mer et mener d’autres projets. Ce sera le grand saut ! On prévoit d’intervenir dans les collèges et lycées du département, de faire de la sensibilisation, d’organiser des actions éco-citoyennes sur le littoral et aussi, de financer des projets aux jeunes qui souhaitent se lancer. J’espère réussir à faire entendre ma voix et participer à de nombreux projets à l’initiative des générations futures.

Par S. GROS

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